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Pilule : FAQ

  • J’ai oublié de prendre ma pilule, qu’est-ce que je dois faire ?

    Le délai au-delà duquel il existe un risque de grossesse dépend du type de pilule que vous prenez. Afin de le connaître, reportez-vous à la rubrique « Que faire en cas d’oubli de pilule ? ». Vous pouvez également vous renseigner auprès d’un professionnel de santé, ou vous reporter à la carte « Que faire en cas d’oubli de pilule ? » si vous l’avez.

  • Comment réussir à penser à prendre sa pilule chaque jour ?

    Prenez-la en l'associant à un geste quotidien, tous les matins ou tous les soirs, par exemple :

    • vous brosser les dents ;

    • mettre ou ôter vos lentilles (si vous les mettez tous les jours) ;

    • vous maquiller ou vous démaquiller, si vous le faites tous les jours ;

    • vous pouvez également faire sonner votre téléphone portable à heure fixe ;

    • ayez une plaquette de pilules « de secours » dans votre sac à main ; en cas d’imprévu (par exemple, si vous ne rentrez pas dormir chez vous), vous pourrez prendre un des comprimés de cette plaquette de secours ;

    • ayez toujours votre ordonnance avec vous. En cas d'oubli pendant un voyage ou des vacances, vous pourrez vous la faire délivrer dans toutes les pharmacies de France.

    Choisissez un horaire qui vous laisse le temps de vous apercevoir d’un oubli et vous permette de le rattraper.
    Et si vous trouvez fastidieux de prendre la pilule ou que vous avez tendance à l'oublier souvent (plusieurs fois par mois), c'est peut-être le moment de réfléchir à une nouvelle contraception, plus en phase avec votre mode de vie et vos attentes.

  • Comment faire pour prendre sa pilule lorsqu’on part à l’étranger et qu’il y a un décalage horaire ?

    Si vous prenez une pilule combinée classique, le retard maximum de prise autorisé est de 12 heures. Cela correspond au décalage horaire maximal entre deux pays. En prenant en compte cette donnée, voici nos recommandations :

    • Pour un court séjour, il est plus simple de respecter l'heure française. Continuez donc à prendre votre pilule à heure fixe, sans changer vos habitudes.

    • Pour un séjour long, une fois arrivée sur place, mettez-vous à l'heure du pays dans lequel vous séjournez, et prenez votre pilule à la même heure que celle que vous aviez en France.

    • Si vous faites un long voyage en avion, n'oubliez pas de garder votre pilule avec vous et prenez-là à l'heure habituelle. Vous ne changerez son heure de prise qu'une fois dans le nouveau pays.

    Si vous prenez une pilule micro-progestative, le retard maximum autorisé est de 3 heures. Quelle que soit la durée de votre séjour, vous serez donc obligée de vous mettre seulement très progressivement (de 3 heures en 3 heures) à l'heure locale.

    En cas de doute, ou pour tout autre renseignement, consultez votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.

  • Quelles sont les solutions en cas d’effets secondaires désagréables ?

    Des effets indésirables peuvent survenir au tout début de la prise de pilule (douleurs aux seins, troubles du cycle, règles abondantes, migraines…), mais aussi au bout de plusieurs mois (saignements entre les règles). Cela peut se produire avec toute contraception utilisant des hormones. Le plus souvent, ils sont sans danger. Mais s'ils sont très gênants, consultez votre médecin : cette pilule n'est peut-être pas adaptée pour vous. Vous pourrez discuter des autres possibilités.

    Attention : il est préférable de ne pas arrêter la pilule avant d'avoir vu un médecin ou une sage-femme et d’avoir trouvé un autre contraceptif. Si vous décidez de l'arrêter, utilisez un autre moyen de contraception, par exemple des préservatifs, en attendant votre rendez-vous.

  • La pilule fait-elle grossir ?

    Certaines pilules peuvent faire grossir. Ce n’est pas automatique et cela ne concerne pas toutes les pilules.

    Si votre pilule mentionne comme effet secondaire une possible prise de poids, il peut être recommandé d’être plus vigilante à votre alimentation, notamment les premières semaines où vous la prendrez. Parlez-en avec votre médecin

  • Est-ce qu’on peut prendre sans risque la pilule quand on fume ?

    Seules les pilules combinées posent problème quand on fume.

    Même si le risque absolu de survenue d’un accident cardiaque est plus faible avant 35 ans, il est important de savoir qu’à tout âge la consommation de tabac associée à la prise d’une pilule combinée augmente le risque thromboembolique et cardiovasculaire.

    Si vous fumez, signalez-le à votre médecin ; il vous proposera une méthode contraceptive adaptée : une pilule micro-progestative, un DIU (stérilet) au cuivre ou hormonal – toutes méthodes qui peuvent être prescrites sans danger à une femme qui fume, quel que soit son âge.

  • Est-ce que la pilule peut avoir des effets sur l’acné ?

    Certaines pilules combinées ont tendance à aggraver ou accentuer l'acné, d'autres peuvent avoir un effet bénéfique sur l'acné et la faire diminuer...Consultez votre médecin.

  • Avoir moins envie de faire l’amour : ça peut être dû à la pilule ?

    Beaucoup de facteurs peuvent diminuer le désir sexuel : la fatigue, l'angoisse, les soucis de travail ou de famille, un accouchement récent, un conflit de couple, etc. Mais si rien de tout cela n'explique la perte de désir, il est possible que la pilule en soit responsable. Les méthodes hormonales peuvent avoir cet effet sur certaines femmes. Votre pouvez alors en parler avec votre médecin qui pourra vous changer de pilule, ou vous orienter vers une autre méthode efficace comme, par exemple, le DIU au cuivre.

  • Suis-je obligée de passer un examen gynécologique pour qu’un médecin me prescrive la pilule ?

    Non. Comme pour tout contraceptif hormonal (hormis pour le DIU hormonal), le seul examen médical nécessaire avant de prescrire la pilule est un examen général, comprenant la mesure du poids, de la taille, de l’indice de masse corporelle - IMC -, et la mesure de la tension artérielle. Un bilan biologique peut être nécessaire.

    Lors de la demande de contraception, le médecin s’assurera (en vous posant des questions simples) que vous n'avez pas de contre-indications à l'une ou l'autre des pilules existantes.

    En ce qui concerne les frottis, l'âge fixé pour faire le premier « frottis de dépistage » est 25 ans pour toute femme ayant eu des rapports sexuels. Un deuxième frottis peut être fait un an plus tard. Après deux frottis consécutifs normaux faits à un an d'intervalle, les frottis suivants seront réalisés tous les 3 ans.

  • Doit-on obligatoirement aller consulter pour faire renouveler une ordonnance en fin de plaquette ?

    En France, toute pilule contraceptive peut être prescrite pour 12 mois, comme le prévoit la réglementation ; mais elle est délivrée pour 3 mois maximum (renouvelables) par le pharmacien ou une infirmière. Les infirmiers sont autorisés à renouveler les prescriptions de contraceptifs oraux, datant de moins d’un an, pour une durée maximale de 6 mois non renouvelable.

    Les pharmaciens peuvent procéder à une dispensation supplémentaire de contraceptifs oraux après s'être assuré que l'ordonnance date de moins d'un an. Le pharmacien doit par ailleurs s'assurer que la dispensation supplémentaire à laquelle il procède, sur renouvellement de la prescription par l'infirmier, ou à son initiative, ou du fait de l'une et l'autre pratiques, n'excède pas au total six mois.

  • On m’a prescrit une pilule qui n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. Comment faire pour en obtenir une autre ?

    En France, seules quelques pilules sont remboursées. Vous pouvez demander à votre médecin de vous prescrire l'une d'elles s’il estime qu’elle est compatible avec votre situation médicale.

    Mais si seule la pilule non remboursée qui vous a été prescrite vous convient, renseignez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien pour savoir s'il en existe une générique (correspondant à votre pilule). Celle-ci sera alors moins chère.

    Par ailleurs, selon les points de vente, pour une même pilule non remboursée, les prix peuvent varier.

    Pour les mineurs de plus de 15 ans, les pilules de deuxième génération sont intégralement remboursées.

  • Mon médecin me demande un dosage du cholestérol avant de me prescrire la pilule. À quoi ça sert ?

    Cette prise de sang permet de contrôler que votre dosage du cholestérol, mais aussi celui des triglycérides (autres graisses du sang) et de la glycémie (taux de sucre dans le sang) à jeun, est bien compatible avec votre pilule.

    Pour l'immense majorité des utilisatrices, le dosage du cholestérol n'est pas utile avant de commencer la pilule. En effet, si vous ne fumez pas, si votre tension artérielle et votre poids sont normaux, et si vous n'avez pas d'antécédent personnel ou familial de maladie métabolique (diabète, hypercholestérolémie, augmentation des triglycérides) ou de maladie thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde), la première prise de sang peut être réalisée dans les 3 à 6 mois après le début de la prise de pilule, puis tous les 5 ans si le premier bilan est normal.

    En revanche, si vous avez dans votre famille proche (parents ou frères et sœurs) des personnes avec un taux élevé de cholestérol ou de triglycérides, votre prise de sang devra être faite avant de commencer la pilule, puis 3 à 6 mois après.

    Une élévation modérée du cholestérol est normale et sans danger quand on prend la pilule.

  • Quels sont les médicaments contre-indiqués quand on prend la pilule ?

    Certains médicaments peuvent diminuer l'efficacité de toutes les pilules contraceptives (combinées ou oestroprogestatives), mais aussi diminuer l'efficacité de l'implant, du patch contraceptif ou de l'anneau vaginal.

    En voici une liste non exhaustive :

    • les médicaments antituberculeux ;

    • les médicaments de traitement de l'épilepsie ;

    • les antiviraux utilisés en particulier dans le traitement du sida ;

    • un médicament utilisé contre l’hypertension artérielle pulmonaire (bosentan) ;

    • un médicament utilisé contre la maladie du sommeil (modafinil) ;

    • un médicament utilisé dans le traitement de l’obésité (Orlistat) ;

    • un médicament antibiotique fongistatique (Griséofulvive).

    En revanche, la plupart des antibiotiques utilisés dans des situations courantes n'ont pas d'effet démontré sur l'efficacité des pilules contraceptives.
    Le millepertuis (plante présente dans certains produits de phytothérapie) diminue l'efficacité des pilules contraceptives : son association est contre-indiquée avec la pilule contraceptive.

    Dans tous les cas, reportez-vous à la notice du médicament qui vous a été prescrit et parlez-en avec votre médecin, une sage-femme ou votre pharmacien.

  • Je trouve qu’un traitement hormonal n’est pas naturel ; du coup, je ne veux pas prendre la pilule. Qu’est-ce que je peux choisir comme autre moyen de contraception efficace ?

    Il existe une méthode de contraception réversible et efficace qui n’est pas à base d’hormones : le DIU au cuivre.

    D’autres moyens de contraception sans hormones existent, mais ils se révèlent, en pratique, moins efficaces que la pilule ou le DIU : les préservatifs, la cape cervicale, le diaphragme, les spermicides, la stérilisation à visée contraceptive, mais également les méthodes naturelles.

  • Peut-on tomber enceinte pendant la semaine où on arrête la pilule (entre deux plaquettes) ?

    Non. Lorsque vous prenez une pilule avec une plaquette de 21 comprimés (donc avec une semaine d’arrêt), une fois l'ovulation supprimée, il faut que l’arrêt de la pilule soit de plus d'une semaine pour que l'ovulation se « réveille ». Donc, pendant la semaine d'arrêt, vous êtes tranquille, à une condition : bien commencer la plaquette suivante au bout de 7 jours, mais pas plus tard !

  • Si je tombe enceinte alors que je prends la pilule, est-ce dangereux pour le bébé ?

    Non. Si vous découvrez que vous êtes enceinte alors que vous prenez la pilule, et si vous désirez poursuivre votre grossesse, vous pouvez le faire sans craindre une anomalie ou une malformation du bébé. En revanche, votre pilule n’ayant plus d’utilité, vous pouvez l’arrêter à partir du moment où vous apprenez votre grossesse et que votre décision quant à sa poursuite est prise.

  • Est-ce que la pilule protège des IST ?

    Non, la pilule ne protège pas des infections sexuellement transmissibles. Elle est un moyen de contraception hormonal qui protège seulement du risque de grossesse.

    Le seul moyen de contraception qui protège aussi du VIH/sida et des autres IST, ce sont les préservatifs (masculin et féminin).

  • Est-ce que la pilule est dangereuse pour la santé ?

    Il existe deux types de pilules :

    • les micro-progestatives, qui peuvent être utilisées sans danger par l’immense majorité des femmes ;

    • les combinées, qui sont une excellente contraception pour beaucoup de femmes, mais ne sont pas utilisables par toutes. Pour savoir quelles sont les principales situations dans lesquelles les pilules combinées sont contre-indiquées, cliquez ici.

  • Est-ce que les pilules de 3ème et 4ème génération sont plus dangereuses ?

    Les risques liés à l’utilisation de pilules combinées sont principalement thromboemboliques, de l’ordre de 5 à 12 pour 10 000 femmes par an. Ces risques sont légèrement supérieurs avec des pilules de 3ème et de 4ème génération. Les contre-indications et les précautions pour ces pilules restent les mêmes que pour les autres pilules combinées.

    Le nombre attendu de cas d'accidents thromboemboliques veineux par an est d’environ :

    • 2 cas pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules.

    • 5 à 7 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilules combinées à base de lévonorgestrel (2ème génération).

    • 9 à 12 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilules combinées à base de désogestrel ou de gestodène (3ème génération) ou à base de drospirénone.

    Pour comparaison, le risque de thrombose veineuse est de 29 cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse.

    Pour en savoir plus, cliquez ici.

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