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faites le test

En parler avec ses enfants, comment procéder ?

  • Comment aborder la question de la sexualité avec son enfant ?

    Parler de sexualité avec ses enfants n’est pas forcément facile, cela peut même vous mettre mal à l'aise ou vous poser problème. D’autant qu’il n’y a pas pour cela de méthode standard ou de recette toute faite.

    En l'occurrence, le bon sens est souvent la meilleure attitude.

    • Vous pouvez laisser entendre à votre enfant que, s'il souhaite parler de sexualité, vous êtes prêt(e) à l'écouter ou à le diriger vers quelqu'un qui l'écoutera et pourra répondre à ses questions.

    • Évitez les questions directes, comme : « Est-ce que tu as déjà fait l'amour ? », « Est-ce que tu sais comment te protéger ? », « Qu'est-ce que vous faites, tous les deux, dans ta chambre ? » Ces questions peuvent être perçues - à juste titre - comme une intrusion et risquent de « braquer » l'adolescent.

    • N’hésitez pas à saisir les « perches » que peut vous tendre votre enfant lorsqu’il vous parle de ce qu'il a lu ou entendu, ou lorsqu’il mentionne ses camarades de classe. C'est souvent une manière de « tester » votre écoute et votre tolérance à certains sujets. Par exemple, si votre fille évoque le fait qu'une fille de son lycée s'est retrouvée enceinte, ne lui demandez pas si ça risque de lui arriver à elle, mais faites-lui dire ce qu'elle en pense...

    • Vous pouvez laisser à sa disposition des brochures qui parlent de sexualité, dans des espaces communs de la maison, comme les toilettes ou la salle de bain. Vous lui signifiez ainsi qu’il ou elle peut trouver des informations fiables sur la sexualité, même s’il ou elle ne souhaite pas vous en parler. Ces brochures sont disponibles dans les CPEF, les bureaux information jeunesse ou les CDAG, ou auprès de l’Inpes.

    • Vous pouvez aussi l’orienter vers le site Onsexprime.fr, qui lui donnera de l’information (sous forme de jeux, de vidéos…) sur toutes les questions liées à la sexualité.

  • Quels conseils essentiels donner à ses enfants sans se montrer intrusif ?

    L'adolescence est une période où la prise de risque fait partie du processus de construction de l’identité. En tant que parent, il est très important d'accepter que l'apprentissage de la sexualité fasse partie de la vie et le fait que vous ne pouvez malheureusement pas supprimer tous les risques de la vie... En revanche, les conseils que vous pouvez donner à votre enfant sont ceux qui tournent autour des notions de protection (protection de soi, de son corps, d’une grossesse non prévue ou des IST...) et de respect (de l’autre, de ses envies...).

    En matière de sexualité, réprimer, dramatiser ou juger votre enfant, sur ses choix, ses comportements, ses actes, peuvent le braquer et le conduire à fuir tout dialogue. Pour lui apprendre à se protéger, privilégiez :

    • le dialogue,

    • la mise à disposition d'informations et de préservatifs,

    • et l'orientation vers des personnes adéquates...

    Pour cela, évitez de passer par des questions directes ; choisissez plutôt une occasion où vous êtes en tête-à-tête et détendus tous les deux, pour lui dire simplement que s'il ou elle décide d'avoir des relations sexuelles, vous avez envie que ce soit sans danger. Et qu'à cet effet :

    • Vous avez acheté des préservatifs, qu’ils sont disponibles dans un lieu où il ou elle peut les prendre en cas de besoin. Vous pouvez, par exemple, les laisser à disposition dans le placard de la salle de bains, ou dans une grande boîte placée dans un endroit discret pour qu’il ou elle ne sente pas observé(e). Votre rôle sera ensuite de vérifier qu'il en reste, et d'en remettre, sans faire de commentaires sur la vitesse à laquelle ils disparaissent, d’autant que votre ado peut très bien en passer à ses copains/copines… Vous pouvez aussi proposer des préservatifs à l'occasion d'un départ en vacances, d'un week-end entre copains...

    • Vous avez trouvé la brochure Questions d’ado, ou vu le site Onsexprime.fr, qui pourront, le cas échéant, répondre à ses questions s’il/elle n’est pas à l’aise pour en parler avec vous.

    • Vous pouvez lui donner les coordonnées des structures où il pourra parler de sexualité, obtenir des préservatifs ou une contraception sans que vous ayez à l’accompagner.

  • Quelle contraception choisir à l’adolescence ?

    La plupart des méthodes de contraception sont utilisables par les adolescentes, à leur demande, si elles n’ont pas de contre-indication médicale : patch, anneau, pilule combinée, pilule progestative, implant, et même le DIU (« stérilet ») qui peut être utilisé par une femme n'ayant jamais eu d'enfant.

    Et pourtant, l'immense majorité des jeunes femmes et des jeunes couples utilisant une contraception ont, encore aujourd’hui, seulement recours au préservatif, à la pilule ou aux deux ensemble (c’est ce qu’on appelle la double protection). Ce constat est lié aux pratiques existantes, mais aussi au manque de connaissance des jeunes sur la diversité de l’offre en matière de contraception. Par exemple, le DIU (« stérilet ») et l'implant ne leur sont pas souvent proposés, et les jeunes femmes ne pensent pas à les demander.

    En tant que parent, vous pouvez faciliter l'accès des adolescents à l'information et aux méthodes de contraception. Mettre à leur disposition des brochures ou le site Onsexprime.fr sur le sujet, des contacts de structures qui peuvent prescrire la contraception, dialoguer avec eux sur leurs envies et besoins, vous permettra de vous impliquer et de les aider dans le choix de la contraception qui leur conviendra le mieux et qui sera, du coup, la plus efficace pour eux.

    Mais, n’oubliez pas, le sujet ne doit pas être réservé aux filles ! Parler de contraception avec votre fils, c’est surtout lui rappeler que pour que la sexualité reste un moment de plaisir, il vaut mieux se préparer, apprendre à se protéger des risques qui peuvent survenir. Vous pouvez lui faire changer de regard sur la contraception (eh non, ce n’est pas qu’une affaire de filles !) en lui indiquant l’existence des méthodes disponibles pour les hommes, les lieux où il peut se procurer des préservatifs et à quel prix, mais également, s’il a une petite amie, les bénéfices à s’impliquer dans le choix d’une méthode contraceptive avec elle...
    En effet, une contraception choisie à deux est souvent mieux assumée et surtout mieux utilisée : c'est donc une contraception plus efficace !

    Pour rappel, certains contraceptifs sont remboursés à 100 % pour les mineures. Parlez-en avec un professionnel de santé.

  • Quel professionnel une adolescente doit-elle aller voir si elle désire se faire prescrire une contraception ?

    Elle peut consulter un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Ces professionnels peuvent aborder la question de la contraception avec elle. Tous peuvent prescrire les contraceptifs, et les poser lorsque cela est nécessaire. L'attente pour un rendez-vous chez un médecin généraliste ou une sage-femme est souvent moins longue, et la consultation moins chère que pour un médecin gynécologue.

    Une adolescente peut aussi consulter un médecin ou une sage-femme en passant par un CPEF (centre de planification et d'éducation familiale). Dans ces centres, les consultations et la prescription d’une contraception par des professionnels de santé sont gratuites et anonymes pour les mineures. Il existe plusieurs CPEF par département. Il est possible que, par souci de discrétion ou par envie de préserver son intimité, votre adolescente souhaite se rendre à l'un d'eux, pas forcément le plus proche de chez vous.

    Elle peut également discuter de la contraception avec un pharmacien, pour lequel il n’y a pas besoin de rendez-vous. Bien qu’il ne puisse pas prescrire de contraceptif, il pourra lui présenter les différentes méthodes et lui fournir une documentation qui lui permettra de discuter plus facilement avec le médecin ou la sage-femme lors de sa première consultation.

  • Peut-on accompagner sa fille à une consultation de contraception ?

    Si elle vous le demande, bien sûr. Si elle préfère que vous restiez dans la salle d'attente, restez-y. Si elle souhaite que vous entriez avec elle, entrez avec elle. Mais lorsque vous sentirez que c'est le moment, que votre fille ou que le médecin ou la sage-femme vous le demandera, laissez-la un moment seule avec le professionnel : il voudra lui poser des questions qui relèvent de son intimité, auxquelles elle ne pourra pas répondre spontanément si vous êtes présent(e).

    Dans tous les cas, la présence des parents n’est pas obligatoire. Les mineures peuvent consulter un professionnel de santé et se faire prescrire une contraception sans l’autorisation de leurs parents.

    Si la jeune fille qui vous demande conseil n’est pas votre enfant, vous pouvez lui apporter conseil et l’orienter vers un professionnel de santé. Il faut savoir que la consultation apparaîtra sur les relevés d’assurance maladie de ses parents en cas de demande de remboursement.

    Si cela pose problème, il faut l’orienter vers un CPEF : les consultations y sont gratuites et anonymes pour les mineures souhaitant garder le secret ou pour les personnes majeures n’ayant pas d’assurance maladie.

  • Que dire à une jeune fille au sujet de sa première consultation en vue d’une prescription de contraception ?

    D'abord, que la confidentialité sera respectée : ce qu'elle dira au médecin ou à la sage-femme ne sera répété, ni à vous (ses parents) ni à la personne qui l’accompagnera (amie, adulte…). Cette notion est essentielle : elle conditionne la confiance avec laquelle l’adolescente pourra parler au professionnel de santé et se faire conseiller au mieux. En effet, la meilleure contraception est celle qui sera la mieux adaptée à sa situation et à ses choix personnels, choix qu'elle peut ne pas avoir envie de partager.

    Il faut ensuite lui expliquer que pour prescrire la majorité des méthodes contraceptives, le professionnel de santé n'a pas besoin de l'examiner. Il devra juste lui poser un certain nombre de questions sur ses antécédents de santé, personnels ou familiaux (votre présence l'aidera à y répondre), prendre sa tension, et éventuellement prescrire une prise de sang. L'examen gynécologique n’est pas nécessaire pour la première prescription d'une contraception chez l'adolescente et la femme jeune, en dehors de la prescription d’un DIU. Il peut être programmé pour une consultation ultérieure.

    Ensuite, l'inciter à poser (et poser, vous aussi) le plus de questions possible sur toutes les méthodes disponibles à l’occasion de la consultation : avantages et inconvénients, mode d'emploi, effets indésirables et effets bénéfiques, coût, remboursement... Les professionnels de santé pourront répondre à ces questions et l’aider à y voir plus clair dans l’offre contraceptive. Disposer de ces informations lui permettra de faire son choix de manière éclairée.

    Enfin, la rassurer sur le fait que les méthodes de contraception n'auront aucun effet néfaste sur sa fécondité ultérieure.

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